Reléguée en seconde division, l'équipe de France féminine de Fed-Cup connaît une nouvelle secousse dont elle n'a pas besoin. Aravane Rezaï est sommée de regagner la France à la veille d'un match très difficile face à la Slovaquie, suite à une engueulade avec Escudé. Elle perd sa wild card pour le tournoi WTA de tennis de GDF-Suez à Coubertin. De quoi l'enfoncer encore plus !
LES FAITS : UN MICMAC ÉNORME !
Le tennis féminin français est de nouveau dans la tourmente. A la veille de Slovaquie-France, l'équipe de France de Fed-Cup se plombe avec une affaire Rezaï. Voici la chronologie des faits. Selon RMC, tout commence ce jeudi à Bratislava (Slovaquie). Nicolas Escudé place Aravane Rezaï remplaçante. Cette dernière ne le supporte pas et réagit. Devant la colère du staff et des autres joueuses, l'ex 15ème mondiale du tennis féminin s'excuse. Le DTN Patrice Hagelauer n'en a que faire et lui demande de rentrer illico.
15h37 : L'Equipe annonce sur son site web qu'Aravane Rezaï quitte les Bleus. Non sélectionnée parmi les quatre titulaires contre la Slovaquie (Alizé Cornet, Pauline Parmentier, Virginie Razzano, Kristina Mladenovic), Aravane Rezaï le prend très mal. Elle souhaite rentrer à Paris et ne pas rester avec ses copines comme le veut la tradition. Le capitaine Nicolas Escudé ne veut pas retenir quelqu'un qui ne veut pas rester. "Je ne suis pas là pour séquestrer les gens."
Devant une telle nouvelle, l'incompréhension domine, Aravane ne tarde pas à réagir.
17h17 : "Je ne cautionne pas les propos de Nicolas Escudé," se défend la Française. Elle reconnait des tords de chaque côté. Sa wild card pour l'Open GDF Suez de tennis féminin à Coubertin lui est retirée. Elle va disputer les qualifs à Paris.
20h02 : Aravane Rezai admet avoir envisagé de quitter le groupe. Dès le lendemain, elle aurait reconnu son erreur et souhaite rester pour encourager l'équipe. "Le capitaine a jugé que je devais partir et m'en a informée. Il m'a retiré ma wild-card, m'obligeant à quitter le groupe pour disputer les qualifications dès demain. Pour montrer ma bonne foi aux autres joueuses du groupe et mon attachement à l'équipe de France, j'accepte de manquer l'open pour rester sur place et encourager les filles. Exclue du groupe, je serai avec le public", expose la joueuse franco-iranienne dans un communiqué.
20h24 : Dans une nouvelle réplique, Nicolas Escudé dénonce des propos "incohérents par rapport à la réalité."
Les caméras prendront un malin plaisir à vouloir repérer Aravane Rezaï dans les tribunes, si elle y est !
POURQUOI TIRER SUR L'AMBULANCE ?
Aravane Rezaï n'a pas à avoir une telle réaction devant ses copines et le capitaine. C'est une question de respect. Si elle a vraiment présenté ses excuses, pourquoi tout ce remue-ménage. A quoi ça sert d'étaler sur la place public des frictions avec une joueuse qui ne va pas bien ?
En un an, Aravane a perdu 100 places au classement WTA et se débat dans des problêmes personnels avec son père. On se souvient de ses larmes à Roland-Garros après sa défaite au premier tour. Au lieu de flinguer publiquement une joueuse d'avenir de 22 ans, le staff et la Fédé feraient mieux de mettre les bouchées doubles pour faire éclore des championnes. On en est loin ! Un exemple, Théo Gravouil, seule Française admise de par son classement dans le tableau final féminin des Petits As du tennis, évolue dans sa propre organisation avec son père Pascal, loin des structures fédérales. Marion Bartoli, 8ème mondiale, prend la même décision. Pure coïncidence....
Patrice Dominguez, ex Directeur Technique National (1994-1996 ; 2005-2009) n'est pas tendre avec le staff regrettant "des décisons à l'emporte-pièces," un peu d'approximation, qui créent de l'angoisse, de l'anxiété. Il ne trouve "pas sympa" le retrait de la wild-card de Rezaï pour le tournoi de l'Open GDF-Suez
Vite, AMÉLIE MAURESMO CAPITAINE !
Le capitanat de Nicolas Escudé est éprouvant. Les affaires s'accumulent. Il manque de psychologie. Son palmarès de joueur est respectable mais pas extraordinaire (4 titres ATP). Les joueurs et joueuses accordent de l'importance à la crédibilité de leur intelocuteur. Escudé partira fin 2012. Une personne semble parfaite pour lui succéder : Amélie Mauresmo.
1. Toutes les joueuses françaises la connaissent et la respectent. C'est la dernière Française numéro une mondiale. En terme de maîtrise du tennis de haut niveau, difficile de faire mieux.
2. Souvent en proie au doute durant la première partie de sa carrière, elle a fini par le surmonter. Amélie Mauresmo a gagné un grand Chelem au bout de sa 43ème participation ! Elle pourrait donner des clefs à des joueuses françaises talentueuses mais en panne de confiance comme Rezaï.
3. Amélie participe a plusieurs Fed-Cup dont une victorieuse en 2003 et une finale en 2005. Le goût de la victoire ça s'apprend.
4. Mauresmo a fait toutes ses classes au sein des structures de la Fédération Française de Tennis. Les suceptibilités seraient ménagées.

















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